Le système Lynx ose aller là où personne n’est jamais allé auparavant
La quête permanente de l’homme pour comprendre les origines de l’Univers reçoit actuellement un « coup de pouce » de la part d’une source inattendue : Vision Engineering, une société à l’avant-garde de l’inspection optique située à Woking (Angleterre). Le Max Planck Institute for Chemistry, situé à Mainz (Allemagne), a récemment fait l’acquisition de plusieurs systèmes d’inspection avancés Lynx™ de Vision Engineering pour ses départements de Cosmochimie et de Géochimie chargés d’étudier les matériaux présents dans le système solaire.
Le système Lynx, très convivial, a remplacé les oculaires classiques par un dispositif de visualisation et offre une image stéréo d’une grande netteté et une plus grande liberté au niveau de la position du corps de l’opérateur. Il est actuellement utilisé par l’Institut pour faciliter l’étude de la composition isotopique de divers composés présents dans les météorites et sera également bientôt employé pour l’étude d’échantillons lunaires ramenés des expéditions lunaires et de particules de poussière interplanétaire. Les échantillons comprennent des matériaux qui, selon toute probabilité, proviennent de la planète Mars, ainsi que de minuscules particules connues sous le nom de « poussières stellaires » provenant des météorites les plus pures qui sillonnent le système solaire de notre planète.
"Le système Lynx est utilisé dans le cadre d’une technique appelée spectrométrie de masse à ionisation thermique ou SMIT", explique Uli Ott, un scientifique chevronné travaillant au Département de Cosmochimie de l’institut Max Planck. "Cette technique est utilisée pour dater les échantillons et pour identifier les anomalies en matière de teneur isotopique et ainsi obtenir des informations importantes sur les sources stellaires d’éléments chimiques ". La SMIT consiste à dissoudre un échantillon donné dans des acides et à séparer l’élément à étudier au moyen de colonnes d’échange d’ions. Un microlitre de la solution obtenue est alors déposé sur un petit ruban-filament, généralement d’un millimètre de large pour quelques centimètres de long et constitué de tantale, de tungstène ou de rhénium. Des produits chimiques spéciaux sont alors ajoutés pour améliorer le rendement et sécher le ruban avant de le placer dans un spectromètre de masse.
"Le processus de mise en place de la solution est essentiel pour obtenir un résultat optimal", déclare M. Ott. "Lorsque vous déposez une si petite quantité de liquide sur une si petite surface et que vous essayez de maintenir le liquide au centre du support, il est indispensable d’avoir une vision claire du processus. C’est là que le système Lynx entre en action."
Le système Lynx, très ergonomique, renvoie une image haute résolution dans la visionneuse stéréo sans oculaire grâce à la technologie brevetée de disque lenticulaire de Vision Engineering. Sa conception afocale exclusive corrigée à l’infini rend la distance apparente par rapport à l’image de l’objet observé identique à celle constatée par rapport à l’objet réel : l’œil de l’opérateur n’a ainsi plus besoin de s’adapter à l’image, ce qui réduit les risques de fatigue. Le système Lynx possède également un large champ de vision, un grossissement jusqu’à x160 et un dispositif de fixation de caméra d’une qualité supérieure. La grande distance de travail entre la lentille de l’objectif du système Lynx et le ruban-filament facilite la manipulation et améliore la coordination main/œil, comme l’explique M. Ott : "Avec une image d’une si grande qualité, la mise en place de la solution sur le ruban-filament est optimale. Ainsi, le spectromètre de masse reçoit les meilleurs signaux possibles et, par conséquent, des rapports isotopiques de la plus grande précision qui soit."
"Par le passé, nous utilisions une caméra et un écran vidéo ou un microscope classique", déclare M. Ott. "Mais le système Lynx permet une observation en trois dimensions décontractée et facile qui non seulement aide l’opérateur, mais optimise également les résultats finaux obtenus lors des tests pratiqués avec le spectromètre. Il convient parfaitement à l’application qui en est faite dans le Département de Cosmochimie et constitue un atout indéniable pour notre département et nos capacités."
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